Reconnaissez les signes ! Agissez tôt !

Reconnaissez les signes ! Agissez tôt ! 

Premiers Mots offre des cliniques de dépistage gratuitement aux familles de la région d’Ottawa. Les cliniques de dépistage s’adressent aux enfants d’Ottawa, de la naissance à l’admission au jardin d’enfants.

  • La période la plus propice pour agir sur le développement du cerveau et du comportement se situe entre la naissance et 30 mois. À ce stade, le développement cognitif est principalement dicté par la biologie.
  • Les enfants peuvent faire l’objet d’un aiguillage à n’importe quel âge. Les enfants de moins de 2 ans peuvent être aiguillés vers Premiers Mots, qu’ils aient 6 mois ou 24 mois, au moyen de l’inscription en ligne dans une clinique de dépistage. Un aiguillage et une intervention précoces, avant que l’enfant ait atteint 30 mois, donneront des résultats meilleurs et plus rapides.
  • À 1 an, les enfants devraient communiquer pour les mêmes raisons que les adultes. À 12 mois, les enfants devraient communiquer pour montrer, nommer, protester ou refuser, et pour interagir – tout comme le font les adultes. Mais ils se serviront des outils dont ils disposent : sons, babillements, sourires, expressions faciales, gestes et quelques mots.
  • Les enfants doivent babiller à 12 mois. Les enfants qui, à 12 mois, ne font que quelques sons ou ne babillent pas (ne disent pas «  bada », p. ex.) possèdent aussi moins de mots à 18 mois, à 24 mois et même à 36 mois. Aiguillez-les tôt vers Premiers Mots!
  • À 24 mois, les enfants utilisent entre 100 et 150 mots et font des phrases de 2 à 4 mots. Des recherches ont montré que 50 % des enfants qui N’ATTEIGNENT PAS ces étapes clés à 24 mois présentent toujours des retards à 3 ans.

Consultez la liste des signaux d’alarme qui indiquent qu’il y a lieu d’aiguiller une famille vers le programme Premiers Mots d’Ottawa.

De récentes avancées dans la recherche sur le cerveau ont montré que l’environnement a un effet sur le cerveau du jeune enfant. Les stimuli au début de la vie ouvrent les voies génétiques, dont celles des neurones sensoriels (langage, vision, sons, etc.), qui établissent des connexions et suscitent la croissance en réponse à cette stimulation. Cette période de croissance cruciale – influencée par l’environnement et les expériences – est le plus susceptible d’influer sur le cerveau en développement de l’enfant pendant les premières années de vie. Les expériences en début de vie ont un effet sur la structure du cerveau, car celui-ci fonctionne selon le principe qu’on perd ce qu’on n’utilise pas. Si l’enfant ne reçoit pas une stimulation adéquate sur les plans émotionnel, physique, cognitif et du langage, les neurones peuvent être définitivement perdus.

Les voies du cerveau associées au langage se développent tôt

Les voies du cerveau qui ont un effet sur le langage, la littératie, le comportement et la santé se forment tôt dans la vie. La période entre la naissance et 3 ans est la plus propice pour influer sur le développement neurologique et comportemental (Rossetti, 2001). L’intervention précoce donne des résultats meilleurs et plus rapides pour l’enfant en raison du lien biologique des expériences en début de vie qui influent sur la structure du cerveau.

L’identification et l’intervention précoces donnent des résultats meilleurs et plus rapides

L’aiguillage et l’intervention précoces permettent de tirer parti de cette période cruciale d’apprentissage. Chez l’enfant d’âge préscolaire, l’aiguillage précoce empêche le retard de langage de s’amplifier et/ou atténue la gravité de ce retard. Grâce à un aiguillage précoce, l’enfant sera mieux préparé pour l’école et ses chances de réussite scolaire ultérieure se trouveront accrues.

Le traitement précoce a un effet sur les habiletés sociales, d’apprentissage et de comportement

Lorsqu’un enfant parle peu, ceux qui l’entourent risquent de communiquer peu avec lui, et ce type d’interaction a des effets négatifs à long terme. L’information des parents, les expériences en début de vie et l’intervention précoce peuvent empêcher l’aggravation des retards de développement et/ou l’apparition de problèmes connexes touchant les habiletés sociales, d’apprentissage et de comportement.

Références : Carnegie Task Force on Meeting the Needs of Young Children, 1994; Ounce of Prevention Fund, 1996; Early Years Study, Final Report Reversing the Real Brain Drain. Hon. Margaret Norrie McCain and J. Fraser Mustard, Publications Ontario, Toronto, 1999; The Early Years Study Three Years Later. Hon. Margaret Norrie McCain and J. Fraser Mustard, The Founders’ Network, 2002.